Avec l’âge, il est fréquent de remarquer une diminution de l’appétit. On mange parfois moins qu’avant, on se rassasie plus rapidement, ou encore certains aliments nous attirent moins. Pourtant, bien se nourrir demeure essentiel pour préserver notre énergie, notre autonomie et notre bien-être au quotidien.
Dans cet article, vous trouverez quelques conseils simples et concrets pour mieux répondre à vos besoins nutritionnels, même lorsque la faim se fait plus discrète.
Il est également important de souligner que chaque personne est unique et que les besoins nutritionnels peuvent varier. Les conseils présentés ici sont généraux et ne remplacent pas l’avis personnalisé d’un(e) professionnel(le) de la santé ou d’un(e) nutritionniste.
Pourquoi l’appétit diminue-t-il avec le temps ?
Plusieurs raisons peuvent expliquer cette baisse d’appétit :
- Changements du goût et de l’odorat : certains aliments semblent moins savoureux ou moins attrayants.
- Ralentissement du système digestif : notre corps produit moins de salive et digère plus lentement, on se sent rassasié plus rapidement.
- Dentition: une mauvaise dentition ou des prothèses mal ajustées peuvent rendre la mastication douloureuse ou difficile.
- Médicaments: certains peuvent modifier le goût, l’appétit ou l’absorption de certains nutriments.
- Facteurs psychologiques : la tristesse, la dépression ou l’isolement social peuvent aussi affecter l’envie de manger.
- Activité physique réduite : lorsque l’on bouge moins, le corps a souvent moins besoin d’énergie, ce qui peut diminuer l’appétit.
Astuces simples pour mieux manger malgré un petit appétit
1. Augmenter la valeur nutritive de vos repas
Lorsque l’appétit diminue, il devient essentiel de profiter au maximum de chaque bouchée. Cette infographie présente des conseils pratiques pour augmenter l’apport en calories, en protéines, en vitamines et en minéraux, sans pour autant augmenter la quantité de nourriture à consommer.
2. Consommer des protéines à chaque repas
Les protéines aident à préserver la masse musculaire, maintenir la force et soutenir la mobilité, tout en jouant un rôle dans le système immunitaire et la cicatrisation.
Tentez d’ajouter des aliments protéinés à chaque repas ou collation : viandes et volailles, poissons et fruits de mer, œufs, produits laitiers, légumineuses, tofu, noix et graines, ou boissons de soya enrichies.
Astuce : Les suppléments nutritionnels oraux (liquides ou en poudre) peuvent aider à augmenter l’apport en protéines et en calories. Ils sont conçus pour compléter vos repas, sans les remplacer, bien sûr.
3. Manger plus souvent, en petites quantités
Il n’est pas nécessaire de consommer trois gros repas chaque jour. Manger plus souvent, mais en plus petites quantités peut être une bonne façon de combler ses besoins sans inconfort.
Vous pouvez plutôt manger 5 à 6 petits repas et collations au fil de la journée. Par exemple : un demi-repas, un yogourt, un pouding au lait, une soupe enrichie, des œufs à la coque, un morceau de fromage, des noix, un fruit, etc.
De plus, afin d’éviter d’être rassasié trop rapidement, essayez de boire entre les repas plutôt qu’en même temps.
4. Retrouver le plaisir de manger
Manger doit avant tout rester un moment agréable et réconfortant. Le plaisir de manger joue un rôle très important dans l’appétit et le bien-être au quotidien !
Pour favoriser le plaisir de manger :
- Prenez vos repas dans le calme, en prenant le temps de bien vous installer. Des plats colorés et bien présentés stimulent souvent l’appétit.
- Invitez quelqu’un à partager le repas : manger à deux ou en groupe, c’est souvent plus joyeux.
- Choisissez des aliments qui vous font plaisir, qui rappellent de bons souvenirs ou des recettes appréciées.
- Si mâcher ou avaler certains aliments devient difficile, choisissez plutôt des textures faciles à mâcher et avaler : potages, purées, œufs brouillés, poissons, légumes cuits, compotes, yogourts, pains dorés, etc. L’ajout de sauce peut également aider.
En somme, la perte d’appétit peut représenter un véritable défi, touchant plusieurs aspects de la vie quotidienne. J’espère que ces conseils vous aideront à le surmonter et vous inspireront à prendre soin de vous, une bouchée à la fois !
Alexia Serli
Diététiste-nutritionniste membre de l’ODNQ et étudiante à la maîtrise en sécurité alimentaire de l’Université Laval
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SOURCES:
- Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Nord-de-l’Île-de-Montréal. (2025, 10 septembre). Des solutions simples pour bien s’alimenter après 65 ans. Gouvernement du Québec. https://www.ciusssnordmtl.ca/nouvelles-et-evenements/article/vieillissement-comment-relever-le-defi-de-bien-manger?
- de Souto Barreto, P., Cesari, M., Morley, J. E., Roberts, S., Landi, F., Cederholm, T., Rolland, Y., Vellas, B., & Fielding, R. (2022). Appetite Loss and Anorexia of Aging in Clinical Care: An ICFSR Task Force Report. The Journal of frailty & aging, 11(2), 129–134. https://doi.org/10.14283/jfa.2022.14
- Norman, K., Haß, U., & Pirlich, M. (2021). Malnutrition in Older Adults-Recent Advances and Remaining Challenges. Nutrients, 13(8), 2764. https://doi.org/10.3390/nu13082764
- Ramage-Morin, P.L. et Gariguet D. (2013, 14 mars). Risque nutritionnel chez les Canadiens âgés. Rapports sur la santé, 24(3), 3-14. https://publications.gc.ca/collections/collection_2025/statcan/82-003-x/CS82-003-2013-3-1-fra.pdf
- Santé Canada. (2022, 3 mai). Une saine alimentation pour les aînés. Gouvernement du Canada. https://guide-alimentaire.canada.ca/fr/conseils-pour-alimentation-saine/aines/